L’histoire moderne du tatouage

AuteurPar la rédaction
Mis en ligne Avril 2012
Dossier Les tatouages
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Les tatouages tahitiens
Les tatouages tahitiens

Les explorateurs européens furent intrigués par les tatouages qui recouvraient le corps des peuples tahitiens. Certains ramenèrent quelques "volontaires" tatoués pour les exhiber dans des foires et des cirques.

Des premières civilisations jusqu’à la première machine électrique à tatouer

Alors que nous avions abordé l’histoire et l’origine des tatouages ainsi que celle les peuples qui détiennent les secrets originels de cet art ancestral, nous avions fait l’impasse sur les civilisations européennes importatrices de la pratique, chose que nous rectifions avec cet article dédié à l’évolution du tatouage vers les sphères de la mode dans les sociétés occidentales modernes, chez nous quoi !

La petite histoire du tatouage sur les zones occidentales modernes

N.B : Avant d’entamer cette partie, à noter que nous n’aborderons plus le tatouage dans un contexte lié à l’esclavagisme dans les territoires européens étant donné que cette partie de l’histoire a déjà été abordée dans nos précédents articles.

L’importation et l’histoire du tatouage dans les zones européennes a longtemps fait l’objet de controverses très marquées. La plus grande étant l’interdiction formelle de l’Église à la pratique du tatouage en raisons des suspicions d’hérésie et de croyances païennes.

Entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, le tatouage intégral ou sa forme la plus extrême fut dévoilée en Europe et suscita la curiosité des européens à son extrême paroxysme en raison des indigènes capturés et condamnés à devenir des phénomènes de foire dans les cirques.

Au XIXème siècle, cette même Église qui a prohibé la pratique du tatouage a vu des membres, en toute discrétion, s’adonner à l’art du tatouage dans le but de traduire des symboles religieux ou de manière plus extrême des stigmates en hommage aux martyrs religieux passés.

De même qu’à la même époque, les échos sur la beauté des tatouages japonais enchantèrent le Tsar Nicolas II et le Roi Georges V qui en feront une passion d’ordre culturelle.

Toujours au XIXème siècle, l’art du tatouage frappe une autre région du monde : les États-Unis. Les origines du tatouage aux États-Unis sont tahitiennes grâce aux voyages de James Cook vers Tahiti qui finit par importer la pratique.

Une pratique qui déferlera sur le monde occidental car c’est à cette même époque que pour la première fois dans les civilisations occidentales apparaît le métier de "tatoueur" ainsi que les locaux entièrement dédiés à la profession naissante. Pour ne citer que le premier "Tattoos Studio" créé en 1840 dont la clientèle, des militaires de la guerre civile en majorité, était très friande de cet art du tatouage nouvellement importé.

Une évolution de la pratique du tatouage vers le monde professionnel, qui a également bénéficié d’avancées technologiques considérables, notamment grâce à Samuel O’Reilly, new-yorkais inventeur en 1880 de la "première machine électrique à tatouer", brevetée en Angleterre.

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    Les tatouages tahitiens

    Les explorateurs européens furent intrigués par les tatouages qui recouvraient le corps des peuples tahitiens. Certains ramenèrent quelques "volontaires" tatoués pour les exhiber dans des foires et des cirques.

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    La première machine électrique à tatouer

    Samuel O’Reilly était l’un des premiers tatoueurs aux États-Unis. Il ouvrit son premier studio de tatouage à Chinatown en 1875. Ce fut en 1880, que Samuel O’Reilly inventa la première machine électrique à tatouer.